[Interview] A la rencontre de Lucie et Yaël : Designer global

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"Geekerie et Design !"

Et si je vous disais qu’il y a un lien entre ces deux termes, plus précisément entre le Design Global et la Geekerie. Vous avez du mal à voir le lien, restez par là je vais vous expliquer.

 

 

Le métier de designer global

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Le design englobe tellement de notions que l’on pourrait si perdre un peu, pourtant tous les objets du quotidien, que vous utilisez aujourd’hui, ont fait l’objet d’une analyse et d’une étude par un designer global.

Pour être un peu moins abstrait, le design global envisage le produit dans son ensemble. Il a un œil sur son design, son lieu de production, son packaging, sa communication globale et son point de vente. Le/la designer doit analyser et faire une veille sur toutes les démarches de architecture intérieure du produit autant en terme d’environnement, de technologie ou encore de sociale.

 

Dans ce sens le design produit peut être de l’art à proprement parlé, un peu comme peut l’être une lampe steampunk. Mais cela peut aussi être un objet utile comme la souris high-tech que tu as entre tes mains. C’est là que ce trouve le point commun entre ces deux objets : le métier de designer global. « Partir d’une idée et lui donner forme »

 

Pour nous en dire plus sur ce métier, j’ai rencontré Yaël et Lucie, designer global pour le Groupe Kosmoss, cabinet de design produit et industriel.

 

La rencontre avec deux designers global

Avant de commencer, laissez-moi vous montrer leurs profils :

Vous avez cerné les personnages, l’une glisse sur un skate un feutre à la main pendant que l’autre fait du design en cuisinant.

 

Pour que l’on est une base commune sur leur métier, je leur ai demandé de m’expliquer une « conception type ».

La réponse à été claire, tout se fait en étapes :

  • Le brief client pour une première vision du projet.

  • La veille sur les tendances du marché et les attentes du client.

Pour elles, cette phase est importante parce qu’elle demande d’être attentif autant à l’environnement du produit, du projet que de l’humain en tant qu’utilisateur.

- L’« idéation » pour concrétiser les idées sous forme de croquis, maquettes.

- Le développement, avec le concept final qui peut prendre différentes formes (maquette 3D, animations, prototype…)

 

Comme je vous l’ai dit plus haut le design global est un métier transversal qui va aussi impliquer de l’UX Design soit de l’expérience utilisateur. Tous les aspects de communication, marketing, packaging seront donc pris en compte lors de la création et de son développement.

En résumé, être designer produit c’est être polyvalent, curieux, emphatique, réactif et bien-sûr créatif.

 

 

Mais vous, qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce domaine ?

 

Lucie : Alimenter chaque jour ma curiosité débordante. Je pense qu‘être designer cest rentrer dans un processus dapprentissage, laisser le temps au temps pour comprendre, faire des rencontres inspirantes dans tous les domaines possibles, s‘intéresser au delà même de la notion de «design».

Si, à mon échelle, je peux en tant que designer apporter ma pierre à l‘édifice cest ce qui me rend fière.

Yaël : Ce qui est le plus intéressant est de concrétiser les choses. Partir d’une idée et arriver à lui donner forme, pour aboutir à la réalisation d’un projet. Être designer me permet d’exprimer ma créativité. J’aime quand rencontrer un client et réussir à le guider dans la définition de son projet. Que l’on arrive à concrétiser sa volonté pour lui donner un objet terminé.
Être designer, c’est aussi travailler en groupe, ce qui permet d’avoir une vrai dynamique de groupe et de création.

Et forcément comme tout métier, il y a des inconvénients. Sur ce point elles sont à l’unisson, le principal : la « contrainte client ». Se retrouver face à un client un peu réticent aux changements. C’est un peu comme si tu commençais un multiplayer sur Call Of avec un novice qui voudrait t’apprendre le game. Vous imaginez la misère pour avancer…

 

 

Ce qu’on voit, c’est que vous aimez votre métier, heureusement d’ailleurs.

Mais comment êtes vous arrivées jusqu’au Design Global et qui plus est, dans le chaudron de Kosmoss ?

 

Lucie : Ce qui m‘a amené au design global ? Ma curiosité, et mon attirance pour le croquis, la créativité. Pour mon parcours, jai dabord effectué une formation de designer produit. Puis jai poursuivi avec un master en design global recherches et innovations. Mon chemin a alors croisé celui du chaudron de Kosmoss, un chaudron dans lequel jai compris que je pourrais m‘épanouir en explorant davantage de domaines auquel je nai pas lhabitude d‘être confronté. Le début dune belle aventure !

 

Yaël : Mon père est menuisier, à la Réunion, j’ai donc toujours été attiré par les métiers manuels. Après un BAC ES, j’ai passé le concours pour l’École de Design de Saint-Etienne pour un cursus sur 5 ans en Design produit. J’ai poursuivi sur une 6e année qui m’a permis de faire un stage. C’est à ce moment là que je suis entrée chez Kosmoss, ce qui m’a donné accès à un autre aspect du design avec l’expérience client grâce au design global.

 

 

À la question qu’auriez vous aimé savoir avant d’arriver dans le monde du travail, elles se rejoignent sur un point : la « méconnaissance des réalités du marché ».

On le sait tous l’école ne nous prépare jamais vraiment, ce qui ne les empêche pas de décrire le métier comme épanouissant. L’avantage ici : une créativité non bridée.

 

 

Avant de partir, une question bonus : quel objet aimerais-tu créer, (ré)inventer ?

 

Quand l’une voudrait créer un objet nomade avec un détail qui change tout, l’autre vise plus les objets utiles dans un intérêt public.

Donc qui sait un jour vous pourriez porter des baskets signées Lucie ou recharger votre batterie avec une lampe solaire de chez Yaël.

 

On est arrivé au bout de cette mise en lumière du métier de designer global. De quoi ne plus oublier que ce qui nous entoure a d’abord été pensé avant d’être crée !